24 histoires : une ville, un quartier, une vie humaine et des fragments d'histoire vécue, dans un livre incontournable de la littérature roumaine contemporaine
Calea Mosilor n'est pas le centre du monde, Calea Mosilor est le monde entier. Adina est à la maternelle lorsqu'elle emménage ici avec ses parents, et le quartier est tout nouveau et magnifique. Il vit à l'âge d'or, il possède une collection de philatélie avec son camarade Nicolae Ceausescu et Elena Ceausescu est comme une mère qu'elle ne voit qu'à la télévision. C'est juste qu'il n'a pas le droit de dire de quoi parlent ses parents à la maison. Heureusement, la vraie vie est ailleurs, elle est dans les storyboards, dans le jeu, dans le rituel du soir des crêpes – deux vides, deux avec du sucre et deux avec de la confiture.
Avec l’âge d’or vient la fin de l’enfance ; le passage à l'adolescence chevauche les années de transition, où les jus distributeurs remplacent Brifcor et les surprises de Turbo se voient mieux que tous les timbres réunis. Tout ce qui était important avant semble devenir, petit à petit, un triste souvenir. Moins les souvenirs qui, dans le jeu du miroir de la nostalgie et de l’auto-ironie, ouvrent sur un monde nouveau, peut-être meilleur. Couverture souple
24 de povestiri: un oras, un cartier, o viata de om si fragmente de istorie traita, intr-o carte de neratat a literaturii romane contemporane
Calea Mosilor nu este centrul lumii, Calea Mosilor este lumea intreaga. Adina e la gradinita cand se muta aici, cu parintii, si cartierul e nou-nout si frumos. Traieste in epoca de aur, are o colita de la Filatelia cu tovarasul Nicolae Ceausescu, iar Elena Ceausescu este ca o mama pe care o vede doar la televizor. Atat doar ca nu are voie sa povesteasca ce vorbesc parintii acasa despre ei. Noroc ca viata adevarata e in alta parte, e in placile cu povesti, in joaca, in ritualul de seara al clatitelor - doua goale, doua cu zahar si doua cu gem.
Odata cu epoca de aur se incheie si copilaria; trecerea la adolescenta se suprapune peste anii tranzitiei, cand sucurile la dozator iau locul Brifcorului si surprizele de la Turbo sunt mai bine vazute decat toate timbrele la un loc. Tot ce era inainte important pare sa devina, incet-incet, de trista amintire. Mai putin amintirile, care, in jocul de oglinzi al nostalgiei si autoironiei, deschid catre o noua lume, poate mai buna.
ale copiilor.