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Los suicidas del fin del mundo


Título en francés : Les suicides de la fin du monde
Autor :
Guerriero, Leila

espagnol
Número de páginas : 216
Dimensiones : 14 x 22 cm
Cubierta : souple
Tema : argentine,suicide,témoignage
Editorial :
Anagrama

Fecha de publicación : 2026-01
Precio (IVA incluido) :
24,95 €
Ref. :9788433948892

Disponible para ordenar


Descripción

Las Heras est une ville située dans la province argentine de Santa Cruz, qui a surgi du désert patagonien avec l'arrivée du chemin de fer et l'exploitation pétrolière par l'État. Lorsque la prospérité s'estompa, en partie à cause de la privatisation de la compagnie pétrolière, il ne resta plus que le vent, l'indifférence et une poignée d'habitants. Entre 1997 et 1999, le suicide de douze jeunes gens, tous bien connus dans la ville, a bouleversé Las Heras. Aucun registre officiel de ces décès n'a été établi et personne n'a donné l'alerte. On disait que des choses étranges se passaient dans la ville, qu'une secte était responsable de ces morts, mais aussi que, dans cette région désolée, il n'y avait pas d'avenir pour les jeunes. Publié en 2005, "Les suicides de la fin du monde" est l'ouvrage fondateur de Leila Guerriero. La journaliste argentine s'est rendue à Las Heras pour enquêter sur cette série de suicides. Elle a parcouru les mêmes rues balayées par le vent où les suicides avaient eu lieu et a interrogé les mères, les petits amis, les sœurs et les amis des victimes, ainsi que des prostituées, des coiffeuses et des institutrices qui les avaient connues. Pour reconstituer ces vies, elle a écouté des témoignages – parfois incomplets, parfois contradictoires – qui révélaient des existences dures et oubliées. La chroniqueuse parcourt les pages d'une voix contenue et observe, avec une sensibilité qui évite tout sentimentalisme, le récit communautaire qui dévoile la tragédie. Les voix des endeuillés imprègnent cette chronique, entourée d'un paysage désolé que Guerriero intègre au récit. Avec un langage cru et percutant, elle explore les profondeurs du deuil, de la douleur, de la violence, du chômage et de la marginalisation dans une ville qui pourrait raconter l'histoire de tant d'autres. En arrière-plan, le hurlement du vent persiste, sifflant dans un présent encore dépourvu de perspective et d'espoir.

Las Heras es una localidad ubicada en la provincia argentina de Santa Cruz, que brotó en el desierto patagónico con la llegada del ferrocarril y la explotación del petróleo por parte del Estado. Cuando la prosperidad se desvaneció, entre otras cosas por la privatización de la petrolera, solo quedaron el viento, la indiferencia y un puñado de habitantes. Entre 1997 y 1999, el suicidio de doce jóvenes, todos muy conocidos en la ciudad, sacudió a Las Heras. No hubo un listado oficial de aquellas muertes, nadie encendió las luces de alarma. Se decía que en el pueblo pasaban cosas raras, que detrás de las muertes se encontraba una secta, pero también que, en aquella tierra desolada, no había futuro para la juventud. Publicado en 2005, Los suicidas del fin del mundo fue el libro fundacional de Leila Guerriero. La periodista argentina viajó a Las Heras para indagar en la serie de suicidios. Recorrió las mismas calles ventosas por las que habían caminado los suicidas y entrevistó a madres, novios, hermanas y amigos de los muertos, a prostitutas, peluqueros y profesores de colegio que los habían conocido. Para reconstruir aquellas vidas, escuchó testimonios a veces inconclusos, a veces contradictorios, que daban cuenta de existencias duras y olvidadas. La cronista se mueve por las páginas con voz recogida y observa, con una sensibilidad que no se permite el sentimentalismo, el relato comunitario que revela la tragedia. Las voces de los dolientes atraviesan esta crónica, rodeadas por un paisaje yermo que Guerriero convierte en parte fundamental de la narración. Con lenguaje crudo y eficaz, se hunde en las profundidades de la pérdida, el dolor, la violencia, el desempleo y la marginalidad en un pueblo que podría contar la historia de tantos otros. De fondo, persiste el alarido del viento que chirría en un presente aún sin perspectiva ni esperanza.