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I folgorati


French Title : Je suis sous le choc.
Author :
bissoli, susanna

italien
Number of Pages : 194
Cover : souple
Publisher :
EINAUDI

Publication Date : 2024-01
Price (Incl. Tax) :
24,50 €
Ref. :9788806255824

Available to order


Description

On peut survivre à la foudre : les traces peuvent sembler minimes, mais au fond de soi, on est changé à jamais. Les protagonistes de ce roman sont exactement cela : des êtres foudroyés ; depuis que la mort les a traversés, la vie est devenue imprévisible. Il y a une fille à l'humeur changeante et piquante, et un père bourru, à la langue acérée et à la jambe douloureuse. Tous deux sont malades ; ils se chamaillent et se courent après, s'entraidant davantage par le rire que par les larmes. À travers une succession de dialogues intenses, hilarants et authentiques, ce livre révèle la force tenace de la famille, l'envie irrépressible de fuir, la vulnérabilité et la douleur, le poids de certains héritages, et l'écriture — non pas comme un simple choix, mais comme une rivière coulant sous nos pieds. La vie est tenace, et Vera le sait bien. Lorsqu'elle apprend qu'elle est de nouveau malade — atteinte de la même pathologie qui a emporté sa mère et bien d'autres femmes de sa famille —, son père, Zeno, lui propose de s'installer dans la maison où il vit seul depuis des années. Là, sur le rebord de la fenêtre de la salle de bains, traîne toujours un magazine de jeux de lettres ; les cases y sont remplies au hasard, car le vide y est tout simplement insupportable. C'est une famille incomplète, certes, mais vitale, pleine d'esprit et explosive. Nora, la sœur cadette, gère seule sa fille de dix ans et une boutique de sacs à main ; elle a bien tenté d'y employer Vera, mais celle-ci restait assise devant l'ordinateur à écrire au lieu de saisir les factures. Car, parallèlement à sa quête de liberté, Vera a toujours rêvé de devenir écrivain — or, « les histoires doivent être achevées », et non laissées en plan ou enlisées, à l'image de sa propre vie. Sa relation tumultueuse avec Franco — un homme capable de faire une crise de panique alors qu'il l'accompagne à une visite médicale — ne lui offre aucun ancrage solide pour affronter cette nouvelle tempête. Mieux vaut retourner dans la maison de son enfance, auprès de ce père obstiné qui préfère porter des chaussures en toile usées plutôt que de laisser un médecin examiner sa jambe douloureuse. C'est dans une pièce fermée à clé de cette même maison que Vera découvre des dizaines de carnets remplis de mots : son père aurait-il écrit un roman ? Pourtant, il n'a jamais dépassé le niveau du primaire. On se demande alors si ce sont les histoires qui nous sauvent, ou si c'est à nous de les sauver. Un roman d'une grâce rare qui parvient à mêler rires et larmes, car l'ironie est la clé du salut.

Si può sopravvivere alla scarica di un fulmine: le tracce magari sembrano minime, ma nel profondo si cambia per sempre. I protagonisti di questo romanzo sono proprio dei folgorati: da quando li ha attraversati la morte, la vita è diventata una cosa imprevedibile. Una figlia volubile e spinosa, un padre burbero, con la lingua sciolta e la gamba cancara. Sono malati tutti e due, bisticciano e si rincorrono, si aiutano piú ridendo che piangendo. In un susseguirsi di dialoghi intensi, esilaranti, veri, questo libro ci racconta la forza testarda della famiglia, lo slancio incontenibile verso la fuga, la vulnerabilità e il dolore, il peso di certe eredità e la scrittura non come scelta ma come un fiume che scorre sotto i piedi. La vita è ostinata, e Vera lo sa bene. Quando scopre di essere di nuovo malata (della stessa malattia che ha portato via sua madre, e molte donne della sua famiglia), suo padre Zeno le offre ospitalità nella casa dove da anni vive ormai solo - la «Settimana Enigmistica» sempre sul davanzale del bagno, con le caselle riempite a caso, perché i vuoti sono insopportabili. La loro è una famiglia monca ma vitale, spiritosa, dirompente. Nora è la sorella minore, gestisce da sola una figlia di dieci anni e un negozio di borse dove ha provato a far lavorare Vera, ma lei stava al computer a scrivere anziché inserire fatture. Vera infatti ha sempre inseguito, oltre alla libertà, il sogno di diventare scrittrice: però «le storie bisogna pure finire di raccontarle», non lasciarle a metà, impantanate, un po' come la sua vita. L'amore accidentato con Franco - che riesce a farsi venire un attacco di panico mentre l'accompagna a una visita di controllo - non è l'àncora sicura per affrontare la nuova burrasca. Meglio tornare nella casa in cui è cresciuta, da quel cocciuto di suo padre, che pur di non far vedere a un medico la gamba che gli pulsa gira solo con scarpe di tela sfondate. Ed è proprio in una stanza chiusa a chiave di quella casa che Vera scopre decine di quaderni fitti fitti di parole: suo padre ha scritto un romanzo? Ma se ha la quinta elementare. Chissà se sono le storie che ci salvano, o siamo noi a doverle salvare. Un romanzo dalla grazia rara che sa tenere insieme il riso e il pianto, perché è l'ironia la chiave di tutte le salvezze.