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Lo sbilico


Titre en français : Je le déséquilibre
Auteur :
Pierantozzi, Alcide

italien
Nombre de pages : 240
Couverture : rigide
Thème : déséquilibre,émotions,autisme,bipolaire,dissociation,psychose,paranoïa,santé mentale,angoisse
Editeur :
Einaudi

Date d'édition : 2025-03
Prix TTC :
26,50 €
Réf. :9788806266448

Disponible sur commande


Description

« Le problème, c’est que j’attendais des corbeaux, mais ce sont des pensées qui sont arrivées à la place. » Que se passe-t-il lorsque la réalité se délite, laissant place aux hallucinations ? Lorsque la peur vous étreint et que votre souffle se fait court ? Lorsque la seule façon d’exister au monde est de vivre au bord du précipice, dans cet état précaire de déséquilibre permanent ? Alcide Pierantozzi a plongé dans cet abîme pour en ressortir avec un livre singulier — littéraire et obsessionnel — capable de raconter, pour la première fois avec une vérité brute et authentique, et de l’intérieur, une souffrance partagée par tant de gens. C’est un récit d’une puissance désarmante, qui à la fois pique et apaise ; une fois commencé, il exige d’être lu jusqu’au tout dernier mot. Ou bu jusqu’à la dernière goutte, comme un remède. Alcide a quarante ans ; il lui arrive encore de dormir chez sa mère, il prend sept comprimés par jour (cinq le matin et deux après le dîner) et est considéré comme un « patient lucide, alerte, coopératif et au discours fluide ». C’est un être humain « imparfait » comme les autres, mais ses failles sont consignées sur quatre pages de diagnostic contresigné par l’un des psychiatres les plus renommés d’Italie : « trouble bipolaire », « spectre autistique », « dissociation du moi », « antipsychotiques », « pensées liées à une autodéfense défaillante »… Depuis son exil dans une petite ville des Abruzzes — où tout semble immuable — Alcide décrit l’écoulement lent et trouble de ses journées. Il évoque les heures passées sur la plage ou à s’épuiser à la salle de sport, où il cherche à reconquérir en muscles ce qu’il a perdu en clarté mentale. Surtout, il nous raconte — avec tout le tumulte chimique qui agite son esprit — ce qui survient lorsque l’équilibre mental se brise : l’irruption de la paranoïa, le dédoublement de la perception et la façon dont le temps suspendu de l’attente n’est jamais vraiment immobile, car c’est précisément alors que les pensées se bousculent. Son récit entremêle des moments d’un « avant » à Milan — la ville qui semblait capable de le maintenir en vie — et une époque « encore plus lointaine » : une enfance où tout faisait déjà trop mal, mais où le salut est venu sous les traits de sa grand-mère, de son vélo et de toute une ménagerie de petits animaux de la campagne. Il y a le présent, la vie avec sa mère — à la fois source, fil à plomb et unique rempart possible contre sa psychose. Et puis, il y a son obsession des mots : cette quête quotidienne — dans les bibliothèques, les dictionnaires et les livres — des termes précis capables de distiller l’irréductible et de nommer l’innommable. C’est l’histoire d’un profond sentiment d’égarement ; une histoire qui possède le don, mais aussi la malédiction, de parler véritablement à chacun. À quiconque, au moins une fois, ne s’est pas reconnu dans le miroir ; à quiconque a senti la réalité le balayer comme un vent latéral ; à quiconque a remis en question la validité de ses propres pensées et désirs. Ce sont des pages bouleversantes, écrites par Alcide Pierantozzi comme si son corps était un sismographe enregistrant l’angoisse mentale sous sa forme la plus pure ; il y décrit la violence — à la fois poétique et brutale — d’un esprit égaré en quête d’une stabilité impossible, mais qui tente toujours, inlassablement, de se sauver. *Lo sbilico* donne voix à un besoin collectif puissant : celui de nommer avec précision la détresse psychologique, l’aliénation, la médicalisation et la solitude. Une prouesse dont seule la grande littérature est capable. « Nous, les fous, avons non seulement le droit d’être aidés par les gens sains d’esprit, mais aussi le devoir d’enrayer chaque jour les rouages ​​du monde, afin de le remettre en question à leurs yeux. »

«Il problema era che io aspettavo i corvi, e invece arrivavano i pensieri». Cosa accade quando la realtà si smaglia, e lascia entrare l'allucinazione? Quando la paura ti avvinghia e si accorcia il respiro? Quando l'unico modo che hai per stare al mondo è vivere su un precipizio, nello «sbilico» delle cose? Alcide Pierantozzi si è immerso in quel precipizio, e ne è uscito stringendo tra le mani un libro unico, letterario e ossessivo, capace di raccontarci per la prima volta in modo crudo e vero, "da dentro", un male che è di molti. Una storia di una potenza disarmante, che urtica e lenisce insieme, e che una volta iniziata pretende di essere letta fino all'ultima parola. O bevuta fino all'ultima goccia, come una medicina. Alcide ha quarant'anni, a volte dorme ancora con sua madre, prende sette pasticche al giorno (cinque la mattina e due dopo cena), ed è considerato «un paziente lucido, vigile, collaborativo, dall'eloquio fluido». È un essere umano «difettoso» tra i tanti, ma i suoi difetti stanno tutti dentro quattro pagine di diagnosi controfirmate da uno dei più famosi psichiatri italiani: «disturbo bipolare», «spettro dell'autismo», «dissociazione dell'io», «antipsicotici», «pensieri di mancata autoconservazione»... Dal suo esilio in una cittadina dell'Abruzzo, dove ogni cosa sembra da sempre uguale a sé stessa, Alcide ci racconta il tempo melmoso delle sue giornate. Le ore in spiaggia, o a sfinirsi in palestra, dove va per riguadagnare in muscoli quello che ha perso in lucidità mentale. Soprattutto ci racconta - con tutta la chimica che ha in testa - cosa accade quando l'equilibrio psichico s'incrina: l'innesco della paranoia, la percezione che si sdoppia, il modo in cui il tempo fermo di un'attesa non è mai davvero fermo, perché è lì che arrivano i pensieri. Nel suo resoconto si alternano momenti di un "prima" a Milano, la città che da sola sembrava poterlo tenere in vita, e di un "prima ancora", un'infanzia in cui tutto faceva già troppo male ma a salvarlo c'erano la nonna, la bicicletta, tutto uno zoo di animaletti di campagna. Nel presente, invece, c'è la vita con sua madre, che è insieme origine, scandaglio e unico argine possibile delle sue psicosi. E poi c'è l'ossessione per le parole: la ricerca quotidiana in biblioteca, nei dizionari, nei libri, dei termini esatti, che sappiano ridurre l'irriducibile, nominare l'innominabile. Questa è la storia di uno sperdimento, una storia che possiede il dono e la condanna di saper parlare davvero a chiunque. A chiunque, almeno una volta, non si sia riconosciuto nel proprio riflesso allo specchio; a chiunque abbia sentito la realtà passargli accanto come un vento laterale; a chiunque abbia messo in dubbio la fondatezza dei propri pensieri e dei propri desideri. Sono pagine brucianti, che Alcide Pierantozzi ha scritto come se il suo corpo fosse un sismografo, registrando il disagio psichico nella sua forma più pura, descrivendo la violenza - poetica e brutale - di una mente smarrita che cerca di trovare una stabilità impossibile, ma che sempre, sempre, prova a salvarsi. "Lo sbilico" dà voce a un bisogno collettivo fortissimo: quello di nominare con precisione il malessere psicologico, l'alienazione, la medicalizzazione e la solitudine. Un'impresa che può fare soltanto la grande letteratura. «Noi matti non abbiamo solo il diritto di essere soccorsi dai sani, ma anche il dovere di inceppare ogni giorno il mondo per metterlo in discussione ai loro occhi».